L'accouchement dans l'eau peut-il soulager la douleur ?
Encyclopedic
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Certains hôpitaux ont recours à l'« accouchement dans l'eau » pour soulager les douleurs de l'accouchement, permettant aux mères de se plonger dans un bain chaud ou une baignoire de massage jusqu'à ce que le col de l'utérus soit complètement dilaté avant de les transférer sur le lit d'accouchement. Cependant, des précautions doivent être prises contre les risques liés à cette transition, tels que les glissades de la mère ou un accouchement précipité. En Chine, les sages-femmes pratiquent encore systématiquement des épisiotomies sur les mères qui accouchent dans l'eau.
L'accouchement dans l'eau n'est qu'une méthode parmi d'autres d'accouchement naturel, offrant aux futures mères un choix supplémentaire pour un accouchement naturel. L'accouchement est un processus essentiel de la reproduction humaine. La diversification des méthodes d'accouchement afin de ramener l'accouchement humain à son état naturel, réduisant ainsi les interventions médicales, est désormais largement acceptée. Objectivement, l'accouchement dans l'eau a également contribué à faire baisser le taux de césariennes.
À qui l'accouchement dans l'eau convient-il ?
1.La tranche d'âge optimale pour l'accouchement dans l'eau est de 20 à 30 ans. Les femmes plus jeunes peuvent manquer de préparation psychologique, tandis que celles de plus de 30 ans sont considérées comme « en âge maternel avancé » et, en raison de facteurs physiologiques, il leur est conseillé d'opter pour une césarienne. 2. Les femmes souffrant de troubles médicaux ou ayant des antécédents de fausses couches devraient choisir une méthode d'accouchement plus sûre. Les troubles médicaux peuvent souvent entraîner des complications, causant des dommages inutiles.
3. Les femmes portant des fœtus macrosomiques (dépassant 7 jin [environ 3,5 kg]) ne sont pas aptes à l'accouchement dans l'eau.
Groupes non aptes à l'accouchement dans l'eau :
Les femmes d'âge avancé ou très jeunes ; celles qui souffrent de troubles médicaux ; celles qui ne connaissent pas leur état pendant la grossesse ; celles qui portent des fœtus macrosomiques ; celles qui ont des antécédents de fausses couches ; celles qui portent des jumeaux ou des multiples ; celles qui présentent un risque d'accouchement prématuré ; celles dont la poche des eaux est rompue depuis plus de 24 heures, etc.
Perspectives d'experts
Les obstétriciens polonais préconisent l'accouchement dans l'eau, citant des avantages tels qu'un travail plus rapide qui réduit le traumatisme maternel et minimise l'hypoxie fœtale. Les mères peuvent se reposer et changer de position plus facilement dans l'eau que sur un lit d'accouchement, tandis que l'eau chaude atténue les douleurs du travail.
La mère est allongée dans une baignoire maintenue à une température de 36 à 37 °C, correspondant à la température corporelle, tandis que la température ambiante doit idéalement être de 26 °C. L'eau doit être stérilisée pour prévenir les infections et garantir la sécurité. L'eau est changée plusieurs fois pendant le travail, et le nouveau-né ne doit pas rester dans l'eau plus d'une minute après l'accouchement. Les experts notent que les nourrissons nés de cette manière sont généralement en bonne santé.
Cependant, aux États-Unis, où les accouchements dans l'eau sont plus courants, malgré un nombre croissant d'hôpitaux proposant ce service, la plupart des experts maintiennent une attitude attentiste, sans l'approuver ni s'y opposer. Le célèbre Collège américain des obstétriciens et gynécologues ne propose pas d'installations pour les accouchements dans l'eau, et les écoles de sages-femmes s'abstiennent de prendre position. Les spécialistes continuent d'attendre les résultats définitifs des recherches.
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