Six vérités psychologiques derrière la dépendance des adolescents à Internet
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Six vérités sur la dépendance à Internet
Vérité n° 1 : l'environnement familial détermine la dépendance
L'immersion excessive d'un enfant dans Internet n'est qu'un symptôme ; le principal facteur sous-jacent est la détresse psychologique, qui découle principalement d'un traumatisme familial. L'analyse des enfants suivant un traitement révèle que le traumatisme le plus courant est la négligence paternelle, suivi par les styles parentaux combinant une indulgence excessive et un comportement contrôlant.
On peut dire que les enfants élevés dans des relations conjugales et parentales harmonieuses ont tendance à se développer sainement et sont moins enclins à la dépendance à Internet. À l'inverse, les relations conjugales discordantes et les dynamiques parentales dysfonctionnelles favorisent souvent la formation de personnalités addictives chez les enfants.
Vérité n° 2 : les enfants dépendants souffrent
La dépendance apparaît comme un mécanisme d'adaptation à la douleur.Toutes les addictions trouvent leur origine dans la recherche de réconfort après avoir vécu une détresse, que ce soit par l'attachement à des personnes ou à des objets. Ainsi, certains enfants se tournent vers le tabac et l'alcool, d'autres vers des relations amoureuses précoces, tandis que d'autres encore choisissent Internet.
En apparence, les enfants souffrant d'une addiction à Internet semblent rechercher activement du plaisir en ligne. En réalité, ils fuient passivement les pressions scolaires et les difficultés de la vie, s'engourdissant grâce à cette forme d'attachement.
En vérité, les enfants sont conscients que passer toute la journée en ligne sans s'adonner à d'autres activités est anormal et les place en retard par rapport à leurs pairs. Par conséquent, cette obsession pour Internet leur cause également de la pression et de la détresse.
Vérité n° 3 : les parents souffrent du syndrome d'enchevêtrement
Lorsqu'un membre d'une famille est dépendant, les autres membres de la famille sont inévitablement affectés et développent le syndrome d'enchevêtrement. La mère de l'enfant, en particulier, devient souvent très anxieuse.
C'est précisément parce que la dépendance à Internet de l'enfant correspond à la codépendance des parents que le simple fait de traiter la dépendance de l'enfant sans s'occuper en parallèle de l'état des parents risque d'entraîner une rechute. Même si l'enfant se rétablit et rentre à la maison, l'approche dysfonctionnelle des parents persistera. Lorsque l'enfant tente de se libérer, ces parents malades ne peuvent pas lui offrir un soutien constructif, mais continuent à employer des méthodes disciplinaires inappropriées.
En substance, les parents influencent initialement leurs enfants, qui deviennent ensuite dépendants et constituent par la suite un fardeau pour leurs parents. Les parents atteints de ce syndrome de dépendance créent par la suite des obstacles pour leurs enfants dans leur lutte contre la dépendance à Internet. Par conséquent, le traitement de la dépendance à Internet doit impliquer à la fois les parents et les enfants.
Vérité n° 4 : comportement extrême après épuisement des réserves de plaisir
Lors d'une excitation, le cerveau libère des quantités importantes de substances induisant du plaisir, établissant progressivement un système de récompense : l'excitation est récompensée par le bonheur.Cependant, cette substance procurant du plaisir ne peut pas être sécrétée indéfiniment. Une excitation prolongée pendant l'utilisation d'Internet l'épuise, rendant plus difficile de ressentir de la joie par la suite. L'agitation qui en résulte pousse à retourner en ligne pour éprouver du plaisir. En substance, le renforcement positif et négatif coexistent : l'utilisation d'Internet amplifie à la fois le plaisir et la douleur.
Suite à la dépendance à Internet, les sessions quotidiennes prolongées en ligne épuisent cette substance procurant du plaisir, transformant progressivement les sensations d'excitation en engourdissement. Au moment où l'épuisement est complet, le bonheur leur échappe, qu'ils soient en ligne ou hors ligne. La vision de la vie de l'enfant s'assombrit progressivement pour devenir pessimiste et morose, pouvant se manifester par des tendances violentes et des anomalies psychologiques. Cela explique pourquoi les enfants dépendants à Internet sont enclins à adopter un comportement criminel.
Vérité n° 5 : la dépendance à Internet reflète des besoins non satisfaits pendant l'enfance
Les enfants plongés dans la dépendance à Internet sont généralement attirés par les chats en ligne ou les jeux en ligne.
Cette dépendance reflète des désirs non satisfaits pendant la petite enfance. Ce qui a manqué pendant l'enfance est inconsciemment recherché à l'âge adulte. Par exemple, ceux qui ont manqué de compagnie pendant leur enfance ont tendance à rechercher des amitiés par le biais des chats en ligne.ou nourrissent des fantasmes d'enfance inassouvis peuvent être attirés par les jeux de rôle où ils deviennent des magiciens ou des guerriers.
Le chat en ligne satisfait des besoins émotionnels non satisfaits, tandis que les jeux vidéo procurent un sentiment d'accomplissement, d'épanouissement, d'appartenance et de contrôle qui fait défaut dans la réalité. Comme les parents ne peuvent pas offrir ces sentiments dans la vie réelle, l'enfant devient particulièrement dépendant d'Internet.Vérité n° 6 : les années 7, 10 et 1 sont des périodes à haut risque pour la dépendance à Internet Au cours de ces trois étapes de transition, des changements importants dans l'environnement scolaire et familial conduisent souvent à une inadaptation, incitant les enfants à fuir la réalité. Les parents négligent souvent les besoins émotionnels et psychologiques de leurs enfants.De nombreux enfants développent une dépendance à Internet pendant ces années formatrices, et les parents ne se rendent compte du problème que lorsque les résultats scolaires baissent les années suivantes.
Bien sûr, la dépendance à Internet ne se limite pas à des tranches d'âge spécifiques. Même si ces périodes critiques sont traversées sans encombre, le risque de dépendance ne diminue pas naturellement. Une fois que l'évasion et la dépendance deviennent habituelles, une personnalité addictive émerge.
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