Après une fausse couche, n'oubliez pas de vérifier votre statut « protecteur ».
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Pour les couples qui aspirent à devenir parents, une fausse couche involontaire après la conception représente un profond chagrin personnel. Appelée « avortement spontané » en termes médicaux, la prévention de tels événements nécessite d'identifier les causes sous-jacentes. Cependant, les raisons d'une fausse couche sont très complexes. Historiquement, des facteurs tels que les anomalies chromosomiques embryonnaires, les anomalies anatomiques chez la femme, les troubles endocriniens et les infections ont été impliqués.Néanmoins, ces facteurs ne représentent que 60 % des avortements spontanés, laissant 40 % d'entre eux inexpliqués. La recherche médicale contemporaine attribue désormais plus de 80 % des fausses couches inexpliquées à des facteurs liés au système immunitaire. Le dysfonctionnement immunitaire est un facteur important contribuant à l'avortement spontané. Lorsque l'on parle de fausse couche à médiation immunitaire, il faut introduire l'acteur central : le facteur bloquant.Facteurs de blocage : le parapluie protecteur prénatal Les facteurs de blocage, également appelés anticorps antiphospholipides (APLA), sont considérés comme le parapluie protecteur essentiel au maintien de la grossesse. Pourquoi en est-il ainsi ? Provenant de la mère, leur fonction est indispensable à deux égards.Tout d'abord, il se lie aux lymphocytes cytotoxiques de la mère, bloquant leurs effets cytotoxiques et empêchant ainsi toute atteinte au fœtus. Ensuite, il se lie aux antigènes de l'embryon, bloquant la reconnaissance immunitaire et les réponses immunitaires entre la mère et le fœtus. De plus, les facteurs bloquants protègent et stimulent la croissance et la différenciation des cellules placentaires. Sans facteurs bloquants en quantité suffisante, le système immunitaire est susceptible d'attaquer l'embryon, entraînant finalement un avortement spontané.Pourquoi certaines personnes ne disposent-elles pas de ce « parapluie » protecteur ? Dans le cas d'une grossesse normale, l'antigène leucocytaire humain (HLA) paternel porté par le fœtus stimule le système immunitaire maternel afin qu'il produise le facteur bloquant. En cas d'anomalies du gène HLA ou de ses produits, empêchant la reconnaissance maternelle des antigènes paternels, la réponse protectrice ne se produit pas, entraînant un avortement spontané.Vérification de la présence du « parapluie protecteur » Compte tenu de l'importance cruciale de ce mécanisme de protection, comment déterminer sa présence ? La méthode la plus courante pour détecter les facteurs de blocage est le test de micro-antihype lymphocytotoxicité. Un résultat négatif indique une déficience en facteurs de blocage dans le sérum de la femme.En outre, on peut recourir à la culture lymphocytaire unidirectionnelle et à son test d'inhibition, qui mesurent la stimulation lymphocytaire relative et les taux d'inhibition relatifs. Une diminution du taux de stimulation et une augmentation du taux d'inhibition relatif après immunisation indiquent la présence d'un effet bloquant. Les tests cutanés d'hypersensibilité de type retardé peuvent également prédire l'efficacité protectrice du facteur bloquant. En effet, l'inoculation de lymphocytes dans la peau peut induire une réaction d'hypersensibilité de type retardé ; l'absence d'une telle réaction suggère soit un nombre insuffisant de lymphocytes, soit une faible activité cellulaire.Construire ce bouclier protecteur Par conséquent, lorsqu'une femme subit un avortement spontané, malgré la douleur, il ne faut pas négliger de vérifier si ce bouclier protecteur constitué de facteurs de blocage est intact. S'il est absent, des mesures doivent être prises pour créer ce bouclier protecteur pour la grossesse.Le traitement standard de la déficience en facteurs bloquants consiste en des injections intradermiques de lymphocytes du mari. Cela implique de prélever le sang du mari, d'isoler ses lymphocytes, de les traiter, puis de les administrer en doses fractionnées par voie sous-cutanée à la femme. Le traitement doit commencer avant la conception. Les injections sont administrées toutes les 2 à 4 semaines, quatre injections constituant un cycle. Après le premier cycle, des tests sont effectués pour déterminer si des facteurs bloquants ont été générés.Si c'est le cas, la grossesse peut se poursuivre. Après la conception, des injections sont administrées chaque semaine pendant deux semaines afin de consolider l'efficacité du traitement. Si ce n'est pas le cas, un deuxième cycle est lancé avec des injections toutes les 2 à 4 semaines pendant quatre séances, et une grossesse est tentée une fois que les facteurs de blocage ont été générés. Avant le traitement, un dépistage sanguin de routine du mari est essentiel afin d'exclure la présence d'agents pathogènes transmissibles par le sang, notamment les virus de l'hépatite B et C, le Treponema pallidum (syphilis) et le virus de l'immunodéficience humaine (VIH).Si le sang du mari ne répond pas aux exigences, ses frères et sœurs peuvent être sollicités comme donneurs de sang pour le traitement. Ce n'est qu'en garantissant la présence de ce « parapluie protecteur » de facteurs de blocage pendant la grossesse que celle-ci peut se poursuivre, transformant ainsi le rêve joyeux de devenir parents en réalité.
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