Les cosmétiques de qualité alimentaire sont un concept totalement fallacieux
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Historiquement, pour souligner le caractère écologique, les bienfaits pour la santé et l'innocuité des cosmétiques, les fabricants faisaient souvent la promotion de leurs produits en utilisant des termes tels que « purement botanique » ou « entièrement naturel ». Maintenant que ces allégations sont explicitement interdites par les autorités réglementaires, certaines entreprises se sont tournées vers la promotion de la « qualité alimentaire », laissant entendre aux consommateurs que si un produit est suffisamment sûr pour être ingéré, il doit être tout aussi inoffensif lorsqu'il est appliqué sur la peau. En réalité, le concept de « cosmétiques de qualité alimentaire » est totalement fallacieux.Selon la réglementation chinoise sur la supervision et l'administration des cosmétiques, les cosmétiques sont définis comme des produits chimiques quotidiens appliqués sur la peau, les cheveux, les ongles, les lèvres ou d'autres surfaces du corps par frottement, pulvérisation ou des méthodes similaires, destinés au nettoyage, à la protection, à l'embellissement ou à la décoration. En tant que produits chimiques, les méthodes d'application, les zones cibles et les mécanismes d'action des cosmétiques excluent toute fonction comestible, ce qui invalide la notion de classification « de qualité alimentaire ».
Les cosmétiques et les aliments appartiennent à des industries distinctes. Ils diffèrent par leurs sites d'application, leurs composants absorbés, leurs exigences en matière de matières premières, leurs spécifications de produit, leurs substances interdites/restreintes, leurs cadres réglementaires et leurs normes d'essai. Les produits de qualité alimentaire ne sont pas intrinsèquement plus sûrs pour les soins de la peau.Prenons l'exemple du citron : le jus de citron fraîchement pressé peut être consommé sans danger, mais son application directe sur le visage non seulement ne blanchit pas la peau, mais peut provoquer des démangeaisons et des rougeurs. Les cosmétiques utilisant les principes actifs du citron doivent recourir à des méthodes d'extraction spécialisées afin de réguler leur concentration et leur niveau d'irritation.
Les aliments sont des aliments, les cosmétiques sont des cosmétiques : il ne faut pas les confondre.Les normes et réglementations actuelles stipulent que les cosmétiques ne sont pas destinés à la consommation ; le concept de « cosmétiques de qualité alimentaire » n'existe pas. Cette année, les autorités de régulation du marché de plusieurs régions ont publié des avis aux consommateurs à ce sujet. Néanmoins, les tactiques de marketing autour des cosmétiques de qualité alimentaire n'ont pas été efficacement freinées. La loi sur la protection des droits des consommateurs oblige les entreprises à fournir aux consommateurs des informations véridiques et complètes sur la qualité, les performances, l'utilisation prévue et les dates d'expiration des biens ou services, et à ne pas faire de publicité mensongère ou trompeuse.La loi sur la publicité interdit explicitement les publicités contenant des informations fausses ou trompeuses qui induisent les consommateurs en erreur. Les cosmétiques de qualité alimentaire constituent un cas classique de publicité mensongère. Les autorités compétentes ne doivent pas se contenter de conseiller les consommateurs, mais doivent légalement ordonner aux entreprises de cesser ces promotions, de rectifier l'impact et d'imposer des sanctions appropriées. À long terme, il est essentiel d'affiner davantage la réglementation en ajoutant « de qualité alimentaire » à la liste des termes interdits dans la publicité pour les cosmétiques. Cela permettrait de normaliser les pratiques commerciales et de protéger les droits et intérêts légitimes des consommateurs.
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