Comment traiter soi-même la spondylose cervicale
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Un tiers de notre vie se passe au lit, où le sommeil et le repos servent à reconstituer notre énergie et notre force physique. Pourtant, de plus en plus de personnes atteintes de spondylose cervicale se sentent de plus en plus fatiguées après chaque nuit de sommeil, ce qui leur cause une détresse considérable.Seuls une activité physique régulière et proactive, une prévention et un traitement scientifiquement fondés, ainsi qu'une modification des habitudes de vie malsaines permettent de prévenir efficacement l'arthrose cervicale. Comment peut-on alors gérer soi-même cette affection ?
L'adage « reposez-vous bien sur un oreiller haut » n'a aucune validité médicale et contredit les principes physiologiques et pathologiques. L'utilisation prolongée d'un oreiller trop haut force le cou à rester fléchi vers le bas pendant la nuit, modifiant ainsi la courbure naturelle de la colonne cervicale.Un oreiller trop haut soumet également les ligaments et les tendons à une tension constante, provoquant une fatigue prolongée des muscles environnants. La colonne cervicale ne parvient pas à maintenir sa courbure naturelle vers l'avant, mais se redresse ou même se cambre vers l'arrière, ce qui entraîne une déformation par courbure inverse. Cela peut entraîner un déplacement vertébral, provoquant chez les personnes souffrant de spondylose cervicale des vertiges, des douleurs au cou, aux épaules et aux bras, des engourdissements et de nombreux autres désagréments cervicaux.À l'inverse, un oreiller trop bas force la tête à s'étirer excessivement vers l'arrière en position couchée, ce qui accentue la lordose cervicale. Cela augmente la tension sur les muscles antérieurs et le ligament longitudinal antérieur, entraînant de la fatigue et des blessures chroniques. Un oreiller bas perturbe également l'irrigation sanguine, provoquant une congestion et un gonflement de la muqueuse nasale sensible, ce qui gêne la respiration.Les anciens textes médicaux chinois indiquaient : « La hauteur doit être telle que, lorsque l'on est couché sur le côté, l'oreiller soit aligné avec les épaules, et que l'on se sente à l'aise en position couchée sur le dos. » Cela signifie que la hauteur idéale de l'oreiller permet de maintenir la tête au même niveau que le torse lorsque l'on est allongé à plat, soit environ la largeur d'un poing en position couchée sur le dos et une fois et demie la largeur d'un poing en position couchée sur le côté (en utilisant son propre poing comme mesure).En général, une hauteur d'oreiller de 10 à 15 centimètres est considérée comme appropriée, mais les dimensions précises doivent être adaptées à la courbure cervicale naturelle de chaque individu.
La spondylose cervicale est une affection courante et fréquente. Historiquement, elle touchait principalement les personnes âgées de 40 à 60 ans, mais ces dernières années, on observe une tendance marquée à l'apparition précoce de cette affection. Il n'est pas rare que des personnes âgées d'une vingtaine d'années soient diagnostiquées avec une spondylose cervicale. Les statistiques indiquent qu'une proportion importante des patients qui se rendent dans les services orthopédiques des hôpitaux présentent des troubles de la colonne cervicale ou lombaire.
Sur le plan clinique, la spondylose cervicale est classée en six types : radiculaire, myélopathique, vertébrale, sympathique et mixte. Les données cliniques indiquent que quatre de ces types sont les plus fréquents.
1. Type radiculaire : forme la plus courante, représentant 78 % des cas. Elle se caractérise par une douleur irradiante et des troubles sensoriels dans les membres supérieurs, notamment un engourdissement des doigts, des sensations anormales et une diminution de la dextérité. Les symptômes peuvent s'aggraver lorsque le patient penche la tête en arrière, tousse ou éternue. Un traitement précoce donne de meilleurs résultats, la plupart des patients obtenant un soulagement partiel sans avoir recours à une intervention chirurgicale.
2. Type sympathique : représente environ 5 % des cas. Les symptômes résultent de la compression des nerfs sympathiques cervicaux. En raison de leur distribution étendue, ce type peut provoquer des symptômes affectant de nombreux organes et systèmes. Ceux-ci comprennent :symptômes cardiaques : tachycardie ou bradycardie, douleurs thoraciques ; symptômes périphériques : engourdissement ou douleurs dans les membres, la tête, le cou ou le visage ; acouphènes, surdité, etc.Les symptômes précoces sont généralement subtils. À mesure que l'état s'aggrave, une apparition soudaine peut se produire dans certaines postures spécifiques : le simple fait de tourner le cou dans une certaine direction peut immédiatement déclencher des vertiges, voire une sensation que le monde tourne. Cela peut s'accompagner de maux de tête, de nausées, de vomissements, d'acouphènes ou d'une vision trouble.Lorsque surviennent une protrusion discale, des excroissances osseuses ou un épaississement/une ossification des ligaments reliant les articulations, ceux-ci peuvent comprimer la moelle épinière et les vaisseaux sanguins, pouvant entraîner une ischémie ou une nécrose de la moelle épinière. La plupart des cas se manifestent de manière insidieuse après l'âge mûr, les premiers signes cliniques comprenant un engourdissement unilatéral ou bilatéral des membres inférieurs, évoluant vers des difficultés à marcher, des troubles urinaires/intestinaux, voire une paralysie.
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