Comment les parents peuvent aider les bébés à surmonter leur paresse
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Nous percevons souvent la paresse comme un comportement acquis, mais des recherches menées sur des rats suggèrent que la paresse humaine pourrait en fait être héréditaire ! De plus, les experts indiquent que la paresse d'un enfant provient souvent de méthodes parentales inappropriées. Pour remédier à cette tendance, les parents doivent adopter une approche patiente et douce.
Comment les parents peuvent guider les enfants paresseux (Réseau de santé publique)
I. Des recherches indiquent que la paresse a des composantes génétiques
Une nouvelle étude de l'université du Missouri suggère que certains traits génétiques peuvent influencer la propension des individus à faire de l'exercice et à rester actifs. Le professeur Frank Booth et le chercheur postdoctoral Michael Roberts ont réussi à élever des rats présentant soit une hyperactivité extrême, soit une léthargie extrême.Les rats ont été placés dans des cages équipées de roues d'exercice, et leur activité de course volontaire a été mesurée pendant six jours. Par la suite, les 26 rats les plus actifs ont été élevés ensemble, tandis que les 26 rats les moins actifs ont été élevés séparément. Après dix générations, il a été découvert que l'activité de course volontaire de la souche « active » était dix fois supérieure à celle de la souche « paresseuse ».
Après avoir élevé ces souches « industrieuses » et « paresseuses », les chercheurs ont mesuré les niveaux mitochondriaux dans les cellules musculaires des rats, comparé leur composition corporelle et réalisé un profilage génétique complet. L'étude a révélé des différences dans la composition corporelle et les niveaux mitochondriaux au sein des cellules musculaires entre les deux souches, mais la découverte la plus significative a été la disparité génétique entre elles.Les gènes pourraient jouer un rôle dans la motivation à faire de l'exercice, potentiellement même chez les humains, ce qui suggère que la paresse pourrait être héréditaire. II. La paresse d'un enfant peut également être liée au style parental. Un enfant de neuf mois est parfaitement capable de tenir un biberon pour boire, mais refuse de le faire, insistant pour que ses parents le lui apportent à la bouche.Selon les normes de développement neuropsychologique pour les enfants âgés de 0 à 2 ans couramment utilisées dans les services pédiatriques des grands hôpitaux, les nourrissons âgés de 9 mois devraient généralement commencer à apprendre à prendre partiellement soin d'eux-mêmes. À 12 mois, les enfants devraient coopérer lorsqu'on les habille, et à 15 mois, ils devraient être capables d'enlever leurs chaussettes et de mettre leurs chaussures. En réalité, cependant, seule une minorité (moins de 20 %) parvient à accomplir ces tâches avec difficulté.
Ce retard dans le comportement social et les compétences d'autonomie découle en grande partie d'une éducation trop indulgente, où les parents s'occupent de tout pour l'enfant, le privant ainsi d'occasions de s'exercer.Ce phénomène est particulièrement évident dans les familles modernes où les grands-parents assument le rôle de garde d'enfants. Les grands-parents comblent souvent les enfants d'affection, les protégeant des défis en les habillant, en rangeant leurs jouets et en les nourrissant à la cuillère au lieu de les laisser manger seuls. Cela étouffe non seulement la capacité des enfants à être autonomes et à avoir confiance en eux, mais favorise également la paresse, l'égoïsme et la fragilité.
III. Pour vaincre la paresse, il faut commencer par changer les méthodes éducatives
Si la paresse peut avoir des composantes génétiques, elle reste fondamentalement modifiable par un effort délibéré. Pour aider les enfants à vaincre la paresse, les parents doivent commencer par modifier leurs méthodes éducatives afin de cultiver des habitudes de diligence.
La paresse peut être surmontée grâce à des efforts délibérés
1. Négocier les approches
Les parents donnent souvent des ordres à leurs enfants pour qu'ils accomplissent des tâches. Si les enfants s'y conforment parfois, ils y résistent souvent. Lorsque vous demandez à un enfant d'aller chercher la sauce soja ou que vous l'encouragez à se lever, adoptez un ton consultatif pour discuter ensemble.
Accroupissez-vous à hauteur des yeux et formulez votre demande sur un ton consultatif.Par exemple, si vous souhaitez qu'il range ses jouets qui traînent par terre, maman pourrait dire : « Chéri, pourquoi ne ranges-tu pas tes jouets ? » Cela s'avère beaucoup plus efficace que « Va ranger tes jouets maintenant ! ». Si l'enfant refuse, maman peut explorer son point de vue en inversant les rôles. S'il répond paresseusement « Dans une minute », maman pourrait lui demander de donner un délai précis, l'encourageant ainsi à prendre la tâche plus au sérieux.
2. Les parents montrent l'exemple
Si maman s'affaire dans la maison tandis que papa se prélasse sur le canapé devant la télévision, la paresse de l'enfant pourrait bien être inspirée par celle de son père ! Pour encourager votre enfant à être dynamique, les parents doivent montrer l'exemple et l'encourager à participer activement. Lors d'un grand nettoyage, organisez une « réunion de famille » pour convenir des tâches à accomplir et leur attribuer une part des responsabilités ménagères.Le fait de proposer des choix plutôt que de donner des ordres directs favorise une plus grande joie. Participer aux tâches ménagères aux côtés de leurs parents donne aux enfants l'impression d'être de petits adultes. Même lorsqu'ils sont fatigués, l'interaction et la proximité leur apportent du bonheur.
Grâce à ce processus, les parents apprennent non seulement à leurs enfants à gérer leurs propres affaires, mais les encouragent également à aider les autres de manière proactive. Cela leur donne un sentiment d'accomplissement. Chaque fois que les enfants prennent des initiatives, privilégiez les compliments plutôt que les critiques.Une fois la tâche terminée, quel que soit le résultat, les parents doivent les féliciter. Les enfants s'épanouissent grâce aux encouragements ; le renforcement positif leur procure un sentiment d'accomplissement et de vitalité. 3. Favoriser l'autonomie La surprotection rend les enfants aussi fragiles que des pommes cultivées en serre, incapables de résister aux tempêtes de la vie.Une prise en charge excessive des tâches quotidiennes les empêche d'apprendre à prendre soin d'eux-mêmes. Le véritable amour parental consiste à apprendre à lâcher prise de manière appropriée, en accordant aux enfants plus d'espace pour grandir et se développer. Les parents doivent cultiver la conscience et les compétences d'autonomie dès le plus jeune âge, en apprenant aux enfants à gérer leurs propres affaires.Vers l'âge de deux ans, les enfants déclarent souvent « Je vais le faire moi-même ! » : c'est le moment idéal pour développer leur autonomie. Lorsqu'ils apprennent à manger avec une cuillère, à s'habiller et à mettre leurs chaussures, leurs mouvements peuvent être maladroits et leurs erreurs fréquentes. Les parents doivent faire preuve de patience et résister à l'envie d'intervenir simplement parce que leur enfant est lent ou fait des erreurs.
Les parents peuvent utiliser de petites astuces pour améliorer les capacités de leur bébé à prendre soin de lui-même. Par exemple, acheter des poupées avec des tenues interchangeables et fournir plusieurs ensembles de vêtements (certains avec des boutons, d'autres avec des fermetures éclair, d'autres encore à enfiler) permet aux mères d'attribuer consciemment des « tâches d'habillage » adaptées aux capacités du bébé.
4. Bougez avec votre tout-petit
Rester enfermé à l'intérieur ne fait qu'engendrer la paresse. Si les parents et les enfants se sentent agités, pourquoi ne pas se lever et faire de l'exercice ?Faire de l'exercice ensemble est l'une des activités parent-enfant les plus enrichissantes. Former des équipes pour des compétitions amicales permet de combler facilement le fossé entre parents et enfants, en favorisant un lien d'amitié qui renforce votre relation. L'activité physique développe également l'endurance de votre enfant, l'aidant à développer une constitution robuste.
Les parents peuvent profiter du week-end pour laisser leur enfant choisir un sport qui lui plaît et y participer activement. On voit parfois des enfants nager tandis que leurs parents les regardent depuis le bord du bassin ; le détachement des parents peut rendre l'activité ennuyeuse. C'est pourquoi les parents doivent s'impliquer autant que possible dans les activités préférées de leurs enfants. Les enfants qui aiment le sport sont toujours pleins d'énergie et se tournent vers l'exercice physique lorsqu'ils s'ennuient, ce qui les empêche de devenir des pantouflards à la maison !
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