La dépression pourrait être liée à l'inflammation
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Les femmes sont plus susceptibles que les hommes de souffrir de dépression, un phénomène potentiellement lié à une diminution des sensations de plaisir causée par une inflammation systémique. Selon une nouvelle étude américaine, l'inflammation semble exacerber cette diminution du plaisir chez les femmes, alors qu'elle n'a pas d'effet similaire sur les hommes.
Menée par des chercheurs de l'université de Californie à Los Angeles, cette étude a été publiée dans la revue Biological Psychiatry: Cognitive Neuroscience and Neuroimaging. Les participants, hommes et femmes, ont d'abord reçu une substance destinée à induire et à augmenter l'inflammation avant de participer à un jeu avec récompense monétaire. Les chercheurs ont surveillé l'activité dans les centres de récompense du cerveau des participants.Les résultats ont révélé que les femmes présentant des réponses inflammatoires accrues montraient une activité réduite dans leurs centres de récompense lorsque des récompenses potentielles leur étaient présentées, un phénomène qui n'a pas été observé chez les hommes. En substance, l'inflammation atténue la réponse du cerveau féminin aux récompenses sans affecter la réponse masculine. Une activité réduite dans les centres de récompense est synonyme d'anhédonie, un symptôme central de la dépression caractérisé par une perte d'intérêt pour les stimuli externes et une humeur maussade persistante.
L'auteure de l'étude, le Dr Naomi Eisenberger de l'Université de Californie à Los Angeles, note que les femmes sont deux à trois fois plus susceptibles que les hommes d'être diagnostiquées comme souffrant de dépression. Cette dernière découverte suggère que les différences entre les sexes dans la perception du plaisir induites par l'inflammation pourraient être un facteur clé dans la disparité du risque de dépression entre les sexes.Parallèlement, les femmes souffrant d'affections inflammatoires chroniques présentent une sensibilité réduite aux récompenses, ce qui les rend plus susceptibles de souffrir de dépression. Les cliniciens qui traitent les maladies inflammatoires chez les femmes doivent rester vigilants quant aux symptômes dépressifs potentiels chez ces patientes.
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