Pour entretenir un mariage sain, évitez d'exprimer vos émotions sans discernement
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Après avoir donné une conférence sur l'intelligence émotionnelle à un groupe d'entrepreneurs masculins, l'un d'eux m'a abordé : « Dr Zhang, allez-vous organiser à nouveau le camp d'hiver sur l'IE pendant les vacances ? » « Bien sûr, il commence fin janvier », ai-je répondu avec un sourire.
Il a poursuivi : « J'ai remarqué que mon fils de onze ans avait quelques problèmes et j'aimerais que vous le formiez correctement... » Puis il a sorti une carte d'anniversaire, un cadeau de son fils pour son récent anniversaire.Je l'ai ouverte et j'ai lu : « Papa, je sais que tu ne seras pas heureux pour ton anniversaire, alors je te souhaite un joyeux divorce ! » Bon sang, quel souhait d'anniversaire extraordinaire ! Je n'ai pas pu m'empêcher d'insister : pourquoi le garçon ressentait-il cela ? Le père m'a expliqué qu'au cours des deux dernières années, les conflits avec sa femme s'étaient intensifiés, conduisant à des disputes quasi quotidiennes dont les enfants étaient témoins.Le couple était tellement absorbé par ses querelles qu'il ne se rendait pas compte de l'impact psychologique profond que cela avait sur leur enfant.
L'enfant est devenu froid et distant envers ses parents. Ainsi, lorsque le père a reçu la carte pour son anniversaire, il a d'abord été surpris et ravi, avant de découvrir ces mots à l'intérieur lorsqu'il l'a ouverte...
Hmm,Beaucoup de parents oublient que leurs propres paroles et actions constituent les manuels les plus vivants pour leurs enfants. Si les problèmes conjugaux ne sont pas gérés correctement, cela affecte non seulement la relation du couple, mais nuit également au bien-être mental de l'enfant. J'ai regardé le père anxieux devant moi : « De quoi vous disputez-vous sans cesse avec votre femme ? »Il m'a répondu qu'il s'agissait principalement de questions quotidiennes insignifiantes, mais comme ils étaient tous deux du genre « volcanique », une fois leur colère déclenchée, ils la laissaient complètement s'exprimer : cris, insultes... Ils avaient entendu dire que refouler sa colère pouvait rendre malade, donc l'exprimer était censé être la meilleure approche.
En effet, une colère mal gérée est un facteur à haut risque de conflits familiaux et une source d'imitation de réactions émotionnelles malsaines par les enfants.
Devrions-nous laisser libre cours à notre colère lorsqu'elle surgit ?
En réalité, la pratique consistant à « tout laisser sortir » ne nous apaise pas vraiment ; elle nous rend plutôt plus enclins à la colère.
En effet, nos réactions émotionnelles forment des habitudes comportementales, créant des connexions neuronales indestructibles dans le cerveau. Cela vous semble un peu confus ? Laissez-moi vous expliquer clairement.
Par exemple, si quelqu'un vous parle de manière grossière et que vous vous sentez furieux, puis décidez de lui répondre en criant, une connexion se forme dans votre cerveau (être insulté → riposter verbalement). Si vous choisissez de riposter physiquement, un autre chemin neuronal apparaît(insulte → frapper). Une fois ces voies neuronales établies, c'est comme si vous ouvriez une autoroute. La prochaine fois qu'une situation similaire se présentera, vous emprunterez naturellement à nouveau cette voie bien tracée. Ainsi, plus vous êtes sujet à la colère, plus il vous sera facile de vous emporter à nouveau. De plus, chaque fois que vous perdez votre sang-froid, votre corps libère une multitude d'hormones destructrices. En réalité, la première victime, c'est vous-même.
Ainsi, laisser libre cours à sa colère n'apporte rien à son intelligence émotionnelle ; cela ne fait qu'alimenter davantage la rage !
Alors, que faut-il faire ?
Les experts en gestion de la colère affirment que faire face à la colère ne consiste pas à la réprimer ou à fuir son caractère désagréable. Ce que nous devons faire, c'est exploiter cette énergie, transformer la fureur intérieure en une force motrice plutôt qu'en un obstacle.
La première étape d'une gestion efficace de la colère est la conscience de soi. Trois questions méritent d'être posées dans le feu de l'action :
(1) Que ressens-je en ce moment ? Pourquoi est-ce que je ressens cela ?
(2) Que m'indique cette colère ?
(3) Que dois-je faire pour atteindre mon objectif ?
Par exemple, si vous vous retrouvez en colère à cause d'un désaccord insignifiant avec votre partenaire, il est tout à fait déraisonnable de recourir à des insultes ou à la force physique. Pour changer votre façon de gérer votre colère, posez-vous ces trois questions :
(1) « Je suis furieux parce qu'elle ne devrait pas s'immiscer autant dans mes affaires. »
(2) « Cette colère montre à quel point je tiens à ce qu'elle me respecte. »
(3) « Mon objectif est qu'elle respecte mon point de vue. Crier ne m'aidera pas à atteindre cet objectif. Je devrais la calmer et lui suggérer gentiment de me laisser gérer cette question mineure. »
Cultiver un mariage consiste fondamentalement à entretenir l'harmonie émotionnelle. Lorsque nous apprenons à nous abstenir de toute explosion injustifiée, nous parvenons à gérer nos humeurs et à favoriser une atmosphère familiale harmonieuse. Ainsi, l'intelligence émotionnelle des enfants n'a pas à être victime collatérale des disputes parentales.
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