Maux d'estomac : faut-il subir une gastroscopie ? Comment choisir
 Encyclopedic 
 PRE       NEXT 
Question du patient : « J'ai constamment mal à l'estomac, en particulier avant le coucher et les repas. Je souffre désormais de renvois et d'une sensation de gaz emprisonnés dans mon abdomen, accompagnés de douleurs semblables à celles de la faim. Dois-je passer une gastroscopie ? J'ai entendu dire que c'était assez douloureux, est-ce vrai ? »
Comme les êtres humains consomment une grande variété de céréales et d'aliments, la vie apporte inévitablement divers maux, les troubles gastriques étant parmi les plus répandus dans la population chinoise. Il est essentiel de bien comprendre les approches diagnostiques des affections gastriques.
Données sur l'incidence des maladies gastriques en Chine et importance de la gastroscopie
Les données de recherche de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) indiquent une incidence mondiale remarquablement élevée des maladies gastriques, atteignant jusqu'à 80 %, avec une tendance à toucher les groupes d'âge plus jeunes.
Parmi ces 80 % de personnes souffrant de troubles gastriques, au moins la moitié proviennent de Chine. Le rapport de 2017 intitulé « Chinese Consensus on Chronic Gastritis » (Consensus chinois sur la gastrite chronique) indique que 700 millions de Chinois souffrent de gastrite chronique, certains cas présentant des risques de cancer. Il est à noter que la Chine enregistre chaque année 680 000 nouveaux cas de cancer gastrique.
La plupart des troubles gastriques, y compris le cancer de l'estomac, présentent des symptômes précoces subtils qui sont souvent négligés. Ces affections présentent des risques importants pour la vie, mais les examens de routine ont du mal à détecter les anomalies. Seule la gastroscopie permet une visualisation directe et précise des lésions pathologiques.
Par conséquent, la gastroscopie régulière constitue la méthode optimale pour exclure les maladies gastriques, en particulier pour le dépistage du cancer de l'estomac.
Comment se déroule une gastroscopie ?
La gastroscopie permet d'écarter la grande majorité des troubles gastriques, y compris le cancer de l'estomac. Elle constitue également un outil de dépistage essentiel dans le traitement de routine des affections gastriques en milieu hospitalier.
En général, les patients doivent être à jeun et s'abstenir de boire pendant huit heures avant l'intervention. À l'hôpital, ils s'inscrivent d'abord pour des analyses de sang afin de dépister des maladies infectieuses telles que l'hépatite B et la syphilis. La deuxième étape consiste à administrer une anesthésie locale afin d'éviter toute blessure due à la réaction réflexe du corps à la présence d'un corps étranger pendant l'examen. Une fois dans la salle d'examen, le médecin fournit des outils auxiliaires tels qu'un blocage dentaire et des récipients.Enfin, pendant l'examen proprement dit, le patient doit coopérer avec le médecin pour permettre au gastroscope de passer à travers le blocage de morsure dans la bouche, afin que le médecin puisse procéder à un examen approfondi.
Pendant l'intervention, le patient peut ressentir des vomissements, une gêne ou une sensation de corps étranger. Cependant, il est absolument essentiel de ne pas bouger, car cela pourrait provoquer un déplacement du gastroscope dans le corps et potentiellement blesser le patient. Il est conseillé de s'abstenir de manger ou de boire pendant 1 à 2 heures après l'examen, et de ne reprendre l'alimentation et la boisson qu'une fois que le patient s'est complètement rétabli.
Bien que la gastroscopie puisse sembler désagréable, les progrès de la technologie médicale ont considérablement amélioré la procédure, minimisant ainsi le risque d'effets secondaires.
Comparaison des différentes méthodes de gastroscopie
La gastroscopie traditionnelle utilise un tube long et flexible spécialement conçu, muni d'un endoscope à son extrémité. Ce tube est inséré dans l'œsophage jusqu'à l'estomac pour permettre l'examen.Cette méthode permet aux médecins d'observer directement et efficacement les lésions, ce qui permet un traitement ciblé. L'inconvénient est que la procédure comporte certains risques, les patients plus sensibles au niveau de la gorge étant plus sujets à des malaises tels que des nausées et des vomissements.
La gastroscopie indolore repose essentiellement sur l'anesthésie locale, avec des améliorations au niveau de la coordination entre le médecin et le patient et du protocole d'examen. Son principal avantage réside dans la réduction significative des risques, garantissant un dépistage plus sûr pour le patient. L'inconvénient est la durée prolongée de l'intervention, car le dosage de l'anesthésique est critique et les effets persistent généralement pendant une à deux heures, ce qui peut entraîner un inconfort prolongé.
La technologie d'endoscopie la plus avancée actuellement disponible en clinique est l'endoscopie par capsule. Cette technique présente un risque minimal et est facilement accessible, même pour les patients en mauvaise condition physique. Elle consiste à avaler une capsule avec de l'eau, ce qui permet un examen gastrique précis en 15 à 30 minutes - une méthode pratique et efficace. Cependant, seuls certains hôpitaux tertiaires ont introduit cette technologie, qui est relativement coûteuse.
Les groupes à haut risque de cancer gastrique doivent se soumettre à un dépistage régulier, même en l'absence de symptômes
La vie moderne est source de stress considérable, et de nombreuses personnes souffrent de troubles gastriques. Certaines affections présentent un risque accru de progression vers le cancer gastrique, ce qui nécessite une prévention proactive. De nombreux facteurs de la vie quotidienne peuvent contribuer au développement du cancer gastrique, ce qui justifie une vigilance accrue. Les personnes à haut risque doivent se soumettre à un dépistage régulier.
Les personnes âgées de 50 à 60 ans constituent une cohorte à haut risque de cancer gastrique. Les personnes de cette tranche d'âge doivent rester vigilantes quant aux troubles gastriques, en complétant les dépistages annuels par une surveillance étroite de tout symptôme gastrique anormal.
L'infection à Helicobacter pylori, en particulier pendant l'enfance, multiplie par 3 à 5 le risque de cancer gastrique par rapport à la population générale.
Des antécédents familiaux de cancer gastrique augmentent considérablement le taux d'incidence chez les parents proches.
Conditions précancéreuses : de nombreux troubles gastriques chroniques comportent un risque de développer un cancer, tels que les ulcères gastriques chroniques et la gastrite atrophique chronique. Les patients atteints de ces affections doivent apprendre à surveiller leur propre évolution et se soumettre à des examens périodiques.
Au-delà de ce qui précède, les personnes ayant des habitudes de vie malsaines à long terme ;le fait de résider dans des régions où les conditions hydrologiques ou pédologiques sont particulières, ou l'exercice de certaines professions constituent également des facteurs de risque élevés de cancer gastrique. Ces populations doivent se soumettre à un dépistage ciblé au moins deux fois par an et maintenir des mesures préventives vigilantes.
Bien que le cancer gastrique puisse sembler alarmant, la maladie à un stade précoce est tout à fait gérable et guérissable. Grâce à une prévention vigilante, tant la population générale que les groupes à haut risque peuvent contrôler efficacement leur taux d'incidence. Être attentif aux signaux de son corps et se soumettre à des examens gastroscopiques réguliers restent les secrets fondamentaux pour rester en bonne santé !
 PRE       NEXT 

rvvrgroup.com©2017-2026 All Rights Reserved