Que faire en cas de retard de croissance intra-utérin ? Six approches thérapeutiques
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Le retard de croissance intra-utérin (RCIU) désigne le poids de naissance d'un fœtus inférieur au dixième percentile ou à deux écarts-types du poids moyen pour son âge gestationnel. Si l'âge gestationnel atteint 37 semaines et que le nouveau-né pèse moins de 2,5 kg, on parle également de RCIU. Le retard de croissance fœtale est une préoccupation pour de nombreuses femmes enceintes.
Les causes de la restriction de croissance fœtale sont les suivantes :
1. Facteurs maternels : 40 % des variations de poids fœtal sont dues à la génétique parentale, les facteurs maternels exerçant une influence plus importante. Ceux-ci sont liés au poids de la mère avant la grossesse, à l'âge gestationnel à l'accouchement et à la parité. Par exemple, un poids inférieur à 54 kg avant la grossesse, une prise de poids excessive ou insuffisante pendant la grossesse et l'âge maternel avancé augmentent tous le risque de restriction de croissance fœtale.La malnutrition maternelle, en particulier un apport insuffisant en protéines et en énergie, une hypoxémie chronique ou une capacité de transport de l'oxygène altérée, une maladie rénale pendant la grossesse, une anémie sévère, une maladie cardiaque grave, une prééclampsie, une hypertension chronique et d'autres troubles vasculaires peuvent tous altérer le flux sanguin et le fonctionnement de l'utérus et du placenta, entraînant une malnutrition fœtale. Les troubles immunologiques, les maladies endocriniennes et les infections peuvent également nuire à la croissance et au développement du fœtus.
De plus, les habitudes néfastes de la mère, telles que le tabagisme, l'abus d'alcool ou de drogues, ainsi que des conditions sociales ou économiques défavorables, augmentent également le risque de retard de croissance intra-utérin du fœtus.
2. Facteurs fœtaux : les fœtus ayant des antécédents de troubles génétiques ou d'anomalies chromosomiques peuvent présenter un début plus précoce de retard de croissance intra-utérin. Parmi les exemples courants, on peut citer les anomalies chromosomiques numériques et structurelles telles que la trisomie 21, 18 ou 13 et le syndrome de Turner.Les infections par des micro-organismes pathogènes tels que les bactéries ou les virus, notamment le virus de la rubéole, le cytomégalovirus, le virus de l'herpès simplex, Toxoplasma gondii et Treponema pallidum, peuvent provoquer un retard de croissance intra-utérin. Les grossesses gémellaires peuvent également entraîner cette affection.
3. Facteurs placentaires et ombilicaux : un infarctus, une inflammation ou un dysfonctionnement du placenta, associés à un cordon ombilical excessivement long, fin, noué ou tordu, peuvent nuire à l'apport nutritionnel du fœtus et contribuer à un retard de croissance intra-utérin.
Comment traite-t-on le retard de croissance fœtal ?
1. Repos en position latérale gauche. Adopter un régime alimentaire riche en protéines pour améliorer la nutrition.
2. Oxygénothérapie intermittente : 1 heure par séance, 2 à 3 fois par jour.
3. Traitement pharmacologique
(1) Salbutamol 2,4 mg par voie orale, 3 fois par jour. Un cycle comprend 7 jours.
(2) 500 ml de dextrane de bas poids moléculaire et 8 à 16 ml d'injection de Salvia miltiorrhiza ajoutés à 250 ml de solution de glucose à 5 % pour perfusion intraveineuse, une fois par jour. Un traitement de 7 jours est recommandé. L'objectif est d'améliorer la microcirculation et la fonction placentaire.
(3) 100 ml de solution d'acides aminés composés, injection intraveineuse, une fois par jour. Un traitement de 7 jours est recommandé.
4. Surveillance renforcée
(1) Observer les mouvements fœtaux trois fois par jour.
(2) Surveillance fœtale : test de réactivité utérine (NST) au moins une fois par semaine. Un NST non réactif nécessite une octocystographie (OCT). Interrompre la grossesse si nécessaire en cas de résultats OCT positifs.
(3) Surveillance échographique : indice de liquide amniotique ou profondeur maximale de la poche de liquide amniotique une fois par semaine.
(4) Mesure du rapport E3 ou E/C urinaire : une fois par semaine.
5. Prise en charge obstétricale
(1) Si la croissance fœtale et la fonction placentaire restent favorables après le traitement, la grossesse peut se poursuivre, mais ne doit pas dépasser la date prévue de l'accouchement.
(2) Lorsque le traitement s'avère inefficace et que les tests de la fonction fœto-placentaire révèlent des anomalies, administrer de la prednisolone ou de la dexaméthasone 1 à 2 jours avant l'accouchement afin de favoriser la maturation pulmonaire du fœtus, puis interrompre rapidement la grossesse.
(3) Une césarienne immédiate est indiquée dans les circonstances suivantes :
① NST non réactif avec CST positif.② L'échographie révèle un oligohydramnios avec une coloration méconiale de grade II ou supérieur. ③ Mères présentant un retard de croissance fœtale compliqué par d'autres facteurs à haut risque, une maladie grave ou des anomalies obstétricales. 6. Prise en charge des nouveau-nés présentant un retard de croissance intra-utérin (1) Préparer toutes les mesures d'urgence avant l'accouchement.
(2) Immédiatement après l'accouchement, éliminer soigneusement le liquide amniotique et le méconium des voies respiratoires par intubation endotrachéale afin de prévenir le syndrome de détresse respiratoire (SDR).
(3) Maintenir la chaleur corporelle.
(4) Commencez rapidement l'alimentation au lait maternel ou à la solution de glucose.
Rappel amical : le retard de croissance fœtale est principalement dû à des facteurs maternels. Les femmes enceintes doivent donc être particulièrement vigilantes pendant leur grossesse, en veillant à prendre des compléments alimentaires adaptés à chaque trimestre et en effectuant des examens prénataux réguliers. Pour garantir la bonne santé de votre bébé, surveillez votre état physique et consultez rapidement un médecin dès les premiers signes de malaise.
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