Un mauvais sommeil augmente la susceptibilité à cinq maladies. Comment améliorer la qualité du sommeil
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Le sommeil est l'une des fonctions physiologiques les plus fondamentales de l'organisme. Pendant cette période, le cerveau commence à stocker des souvenirs tandis que les cellules se régénèrent et se réparent. Un mauvais sommeil chronique a des répercussions négatives sur la santé, déclenchant de nombreuses affections graves et potentiellement mortelles, notamment le cancer, le diabète et les maladies cardiaques. Les maladies suivantes ont été scientifiquement validées.
1. La maladie d'Alzheimer. Les personnes qui dorment mal la nuit présentent des niveaux plus élevés de dépôts de protéines bêta-amyloïdes dans le cerveau, un composé considéré comme un marqueur définitif de la maladie d'Alzheimer. Par conséquent, le manque de sommeil entrave la capacité du cerveau à éliminer ces déchets, contribuant ainsi à l'apparition de la maladie d'Alzheimer.
2. Obésité et diabète. Les personnes qui ne dorment que quatre heures par nuit présentent des taux d'acides gras dans le sang de 15 à 30 % plus élevés que celles qui dorment 8,5 heures. Des taux élevés d'acides gras dans le sang perturbent le métabolisme et la capacité de l'insuline à réguler la glycémie, contribuant ainsi à l'obésité et au diabète.
3. Maladies cardiovasculaires. Une étude présentée lors du congrès 2015 de la Société européenne de cardiologie a suivi 657 hommes russes âgés de 25 à 64 ans pendant 14 ans. Elle a révélé que les hommes souffrant de troubles du sommeil avaient un risque 2,6 fois plus élevé d'infarctus du myocarde et un risque 1,5 à 4 fois plus élevé d'accident vasculaire cérébral.Près des deux tiers des patients ayant des antécédents de crise cardiaque souffraient également de troubles du sommeil.
4. La colite ulcéreuse. L'analyse des participantes à l'étude Nurses' Health Study a révélé que la colite ulcéreuse et la maladie de Crohn pourraient être liées à des troubles du sommeil. Un sommeil suffisant (6 à 8 heures par nuit) joue un rôle crucial dans la suppression des réponses inflammatoires au sein du système digestif, qui déclenchent généralement ces maladies.
5. Cancer de la prostate. Une étude réalisée en 2013, portant sur un suivi de sept ans de 2 425 hommes islandais âgés de 67 à 95 ans, a révélé que les hommes ayant des difficultés à s'endormir présentaient un risque accru de 60 % de développer un cancer de la prostate.Les chercheurs ont attribué cette association à la mélatonine, une hormone qui régule le sommeil. Des niveaux élevés de mélatonine inhibent la croissance tumorale, tandis que les personnes qui dorment mal présentent des concentrations plus faibles de cette hormone.
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